Contre Amazon

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Contre Amazon de Jorge Carrión

( Le nouvel Attila – 24 pages)

 

Synopsis : 

« En remontant aux racines d’Amazon,
en s’intéressant au point de vue du lecteur,
de l’éditeur,
du travailleur,
Sept bonnes raisons d’être contre Amazon »

Mon avis : 

J’ai obtenu ce ebook dans la Box du Confinement la semaine dernière, encore mille merci à tous ses éditeurs qui font parti de cette super idée et également à tous ceux qui vendent leurs ebook à tous petits prix : la lecture est très importante pour s’évader et encore plus dans des moments comme celui-ci.

Vous l’avez surement vu dans quelques-uns de mes avis, je fais attention depuis plusieurs années à consommer moins et mieux, à réduire les déchets plastiques, bref à faire attention à notre belle planète. Faire attention à tout cela pousse également à réfléchir à qui donner notre argent.

Amazon fait partie de ces sociétés par forcément bonnes pour l’écologie, pour ses salariés mais également pour l’économie puisqu’elle est responsable, comme l’explique l’auteur, de la disparition de nombreuses librairies et autres petits commerces.

Dans ce très court manifeste, l’auteur va donner 7 raisons pour lesquels il faut arrêter de commander sur Amazon en s’appuyant sur un bien qui est à l’origine de la création d’Amazon : Le livre. Voici deux des 7 raisons en exemple : « parce que je ne veux pas être complice de ce nouvel empire » et « parce que je défends la lenteur accélérée, la proximité relative »

Dans chacune de ses raisons, il revient sur l’origine d’Amazon ou de grande librairie qui à fermer. J’ai beaucoup aimé la vision de l’auteur mais malheureusement j’aurais aimé que cela soit plus approfondi. Ce manifeste ne fait que 24 pages, ce qui est beaucoup trop court sur un sujet aussi important.

Cependant, on y apprend certaines choses et je pense que pour tout lecteur il est important de soutenir les librairies et les petits éditeurs, les raisons données par l’auteur donnent davantage envie de boycotter Amazon.

Coeur Vintage

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Coeur Vintage de Cécile Guillot

( Editions du Chat Noir – 184 pages)

 

Synopsis :

« 2016 Mina sort avec Logan, le garçon le plus populaire du lycée. Tout le monde l’envie et lui répète à quel point elle est chanceuse, même ses propres parents. Oui, mais alors pourquoi le doute vient-il s’installer au cœur de son bonheur soi-disant parfait ?

1956 Delia vit le grand amour avec Troy et son avenir semble tout tracé : mariage, enfants, joli pavillon.

Deux filles amoureuses dont les destins sont liés par une robe »

Mon avis :

Ce roman est un coup de coeur pour moi, mais c’est surtout un livre qui m’a beaucoup remué. En lisant la 4ème de couverture, je m’attendais à une histoire d’amour d’ados avec la découverte du premier amour : vous voyez le truc intense. Mais ce que j’ai découvert dans ce livre est tout autre.

Pour vous faire part de ce que j’ai vraiment ressenti en lisant ce livre, je vais être obligée de dévoiler certaines choses qui se passent dans le livre donc, pour celles et ceux qui ne l’ont pas lu : /!\ ATTENTION SPOILER /!\, ne lisez pas la suite de mon avis, si vous voulez découvrir vous-même ce qui se passe.

Mina, dès les premières pages, va sortir avec Logan : le sportif du lycée dont toutes les filles sont amoureuses. Mais dès le début, j’ai senti que quelque chose n’allait pas avec son comportement de mec « parfait », trop gentil, aimé de tout le monde… Et j’ai eu raison. Au fil des pages, nous voyons son vrai visage de manipulateur et de mec violent. Il avait une grosse emprise sur Mina et ne cessait de la rabaisser, l’humilier. Je pestais pendant ma lecture quand je découvrais ce qu’il faisait subir à Mina.

En parallèle, nous avons quelques bribes de la vie de Delia qui vivait dans les années 50. L’auteur nous montre, à travers elle, les moeurs de l’époque. Je ne m’attendais pas à ce qui lui arrive dans les dernières informations que nous avons d’elle.

Cécile Guillot, à travers ce roman, nous montre les questionnements des jeunes à notre époque comme la découverte de la sexualité, les premiers amours… Mais aussi, elle met des mots sur ce que les jeunes peuvent subir sans que l’entourage ne s’en rende compte et qui peuvent être source d’un mal-être intense : pression familiale sur les études, pression sur la sexualité, l’existence encore des « castes sociales » et leurs règles, la violence au sein d’un couple.

Dans ma profession, je suis amenée à accompagner des femmes victimes de violences conjugales et c’est peut-être pour cette raison que j’ai tout de suite compris que Logan n’était pas le mec parfait que voyait Mina et les autres. Et c’est peut-être aussi la raison qui fait que ce livre m’a touché autant. L’auteure montre parfaitement en si peu de pages le processus de l’installation de la violence dans un couple : l’humiliation, les insultes, la violence physique, l’emprise psychologique, etc…

Je trouve ce roman dur mais il est essentiel de parler de sujets comme celui-ci. Il serait bon que ce livre soit présent dans toutes les bibliothèques que fréquentent les adolescents et pourquoi pas une lecture conseillée par les professeurs.

Je ne sais pas si j’ai pu à travers mon avis faire vraiment ressortir ce que j’ai ressenti. C’est encore un peu brouillon dans ma tête, j’ai hésité à savoir si je devais vous le partager ou non. Mais il était important pour moi aussi de pouvoir mettre des mots sur ma lecture qui fut intense au point de verser quelques larmes à plusieurs reprises.

 

Mon avis sur les autres livres de Cécile Guillot :

Tragic Circus

–  Fille d’Hécate, tome 1 : La voie de la sorcière

Fille d’Hécate, tome 2 : Le parfum du Mal

Fille d’Hécate tome 3 : Le chant de la Lune

Le cercle d’Hécate

The Pink Tea Time Club 

Les tribulations du Gothique Amoureuse 

Willow Hall

Thorngrove 

Nos Altermondes

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Nos Altermondes de Nicolas Debandt

(Editions de l’Homme Sans Nom – 367 pages)

 

Synopsis : 

« Dans une société où les abeilles ont disparu et où l’eau potable vient à manquer, l’Humanité est contrainte de trouver des solutions radicales. Certains doivent endosser le rôle de pollinisateurs, tandis que d’autres partent explorer de nouvelles planètes en quête d’eau. Alors qu’une lutte de pouvoir s’installe entre deux continents interdépendants, une catastrophe climatique ébranle les peuples.
Nathanael, migrant malgré lui. Ellyn, ouvrière modèle.
Leurs destins se croisent, leurs vies se mêlent, et bientôt les intrigues politiques ne compteront plus leurs victimes. »

Mon avis :

Ce n’était peut-être pas le livre à lire pour se changer les idées en période de confinement mais je l’avais commencé avant et je voulais absolument le finir.

Ce livre peut se superposer avec ce que le Monde vit depuis quelques années et surtout ce que va connaître la planète si tout le monde continue de faire n’importe quoi.

Dans ce roman, les pollinisateurs, tels que les abeilles, ont disparu et ce sont les humains qui sont obligés de faire ce travail de pollinisation s’ils veulent continuer à se nourrir. Et oui, pas de pollinisateur = PAS DE NOURRITURE. Si nous faisons le parallèle avec notre monde actuel, nous retrouvons en Chine, par exemple, des personnes qui font déjà le travail des abeilles puisque ces dernières disparaissent à grande vitesse.

Beaucoup parle de l’Effondrement, depuis plusieurs années, que va connaître notre monde. Dans ce livre, l’Effondrement a eu lieu et une bonne partie du peuple de Minarque est mort et celle qui a survécu migrent vers Terarque.

Qui est le responsable de cet effondrement ? : La course au profit et aux nouvelles technologies ? Le non-respect de la nature, des animaux, insectes ? C’est un mélange d’un petit peu tout.

L’auteur pointe du doigt les comportements extrêmes, malsains et horribles de l’être humain. Malgré la crise, alors que tout le monde doit se montrer solidaire et s’entraider, les habitants de Térarque rejettent les migrants de Minarque, les dénigrent, leur reprochent l’Effrondrement. La grande majorité de la population se montrent égoïstes. Dans ce contexte, les « Puissants », se battent toujours pour le pouvoir au détriment du peuple et cherchent un moyen de faire du profit, comme si la catastrophe qu’ils ont vécue ne leur avait pas servi de leçon.

J’ai beaucoup aimé cé livre qui fait vraiment écho avec ce que l’on commence à vivre et ce que nous risquons de vivre dans les années à venir. L’auteur a vraiment creusé la personnalité de chacun de ses personnages, le lecteur peut voir au plus profond de leurs pensées. Le seul petit reproche que je peux avoir est la présence de quelques longueurs dans certains chapitres mais ce n’est pas grand chose face à la puissance de ce roman.

Même si ce roman est classé comme « Science-fiction », je pense qu’il est criant de vérité et il serait bien de le mettre dans les mains de tout le monde afin de prendre conscience de ce qu’il risquerait d’arriver si nous détruisons totalement la planète.

 

 

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Challenge de l’imaginaire : 6/48

Orphelins 88

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Orphelins 88 de Sarah Cohen-Scali

(Robert Laffont – 432 pages)

 

Synopsis :

« Munich, juillet 1945.

Un garçon erre parmi les décombres…

Qui est-il ? Quel âge a-t-il ? D’où vient-il ? Il n’en sait rien. Il a oublié jusqu’à son nom. Les Alliés le baptisent « Josh » et l’envoient dans un orphelinat où Ida, directrice dévouée, et Wally, jeune soldat noir américain en butte au racisme de ses supérieurs, vont l’aider à lever le voile de son amnésie.

Dans une Europe libérée mais toujours à feu et à sang, Josh et les nombreux autres orphelins de la guerre devront panser leurs blessures tout en empruntant le douloureux chemin des migrants.

Si ces adolescents sont des survivants, ils sont avant tout vivants, animés d’un espoir farouche et d’une intense rage de vivre.

Un roman saisissant qui éclaire un pan méconnu de l’après- Seconde Guerre mondiale et les drames liés au programme eugéniste des nazis, le Lebensborn. »

Mon avis :

Ce livre fait suite aux évènements qui se passent après le livre Max. Mais ne sont pas avec les mêmes personnages. Ici, nous suivons « Josh » après la libération de l’Allemagne.

Pendant la lecture de Max, le lecteur est plongé directement dans le programme Lebensborn, où nous voyons la naissance et l’aliénation des jeunes enfants. alors que dans ce nouveau roman de l’auteur, nous voyons les effets du Lebensborn sur les jeunes orphelins qui sont en quête d’identité.

J’ai trouvé ce livre moins dur que Max, même si certaines sont difficiles. Il y a davantage une approche psychologique : comment aider ces enfants à savoir qui ils étaient avant la guerre ? Sont-ils nés de ce projet et donc orphelins ou ont-ils été arrachés à leurs parents pour intégrer ce projet ? Leurs parents sont-ils encore en vie après la guerre ?

J’ai trouvé très intéressant de suivre cette quête d’identité de « Josh », savoir d’où il vient, qui il était pendant le Lebensborn et ce qu’il va devenir par la suite.

Ce que j’ai moins apprécié, en revanche, c’est la présence de certaines longueurs à plusieurs moments. J’ai laissé trainer ma lecture sur le mois lorsque je sentais que je me lassais des descriptions un peu trop longues et que j’avais le sentiment de ne plus m’intéresser à cette lecture.

Au final, c’est un livre intéressant à lire si vous avez aimé le livre précédent Max, car il permet de voir sur le plan émotionnel et psychologique les dégâts du projet Lebensborn sur les enfants.

 

Ronces Blanches et Roses Rouges

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Ronces Blanches et Roses Rouges de Laetitia Arnould

( Editions Magic Mirror – 244 pages)

 

Synopsis :

« Orphelines d’un passé dont elles n’ont aucun souvenir, Sirona et sa jeune sœur Eloane sont aussi différentes qu’inséparables.
Quand leur tutrice, Iphigénie Whitecombe, fiance l’aînée à un inconnu, leur avenir sombre dans l’incertitude… Pour échapper au mariage qui l’effraie et à la colère dévastatrice de Mme Whitecombe, Sirona prend la fuite.
Au cœur d’une fôret obscure et de sa propre tourmente, elle se fait toutefois une promesse : celle de revenir chercher sa sœur.

Quitte à affronter l’ours qui rôde dans son sillage.
Quitte à suivre les ronces blanches et les roses rouges.
Quitte à croire en la magie.

Mais c’est sans compter sur l’énigmatique pianiste qui compse une toile de mélodies enivrantes, dans son château où la nuit est synonyme de toujours…
La musique, le désir de vengeance, l’amour véritable comme l’attirance malsaine tissent les fils rouges et blancs qui se croisent et se nouent jusqu’à la fin de ce récit enchanteur, inspiré par le conte des frères Grimm : Blanche-Neige et Rose-Rouge. »

Mon avis :

Cela fait quelque temps que je suis tentée par les livres de cette maison d’édition qui publie des réécritures de contes. Je me suis donc lancée avec le livre Ronces Blanches et Roses Rouges.

Tout d’abord, ce que j’ai apprécié c’est de pouvoir lire une partie du conte des frères Grimm à la fin du roman Blanche Neige et Rose Rouge. Je ne connaissais pas l’histoire et donc cela m’a permis de la découvrir et de comparer avec la réécriture proposée par Leatitia Arnould.

Concernant sa réécriture, l’auteure reprend les personnages et suit les grandes lignes de l’histoire. Elle étoffe ce conte avec l’histoire qu’elle souhaite raconter au lecteur avec l’illusionniste et le pianiste. Elle ajoute un peu de magie à tout cela et veut emmener les lecteurs dans cet univers.

Malheureusement, je n’ai pas été totalement charmé par ce livre. Même si l’écriture de l’auteure est agréable, j’y ai trouvé beaucoup trop de longueurs : beaucoup de descriptions lorsque les personnages vont d’un lieu à un autre par exemple. Cela m’a freiné dans ma lecture. De plus, pour moi, l’histoire met vraiment beaucoup de temps à s’installer et au final toutes les révélations et l’intrigue arrivent un peu tard.

Concernant les personnages, ils ne m’ont pas vraiment marqué. Les deux jeunes filles sont très naïves, aussi bien l’une que l’autre. J’ai pu ressentir un peu d’empathie envers le pianiste vers la fin du roman lorsqu’il montre son vrai visage. Quant à l’ours, c’est, pour moi, l’être qui a le plus de sensibilité dans cette histoire.

Au final, le conte fut donc une bonne découverte même si la revisite proposée par Laetitia Arnould ne m’a pas vraiment transporté.

Je pense que ma prochaine lecture de cette maison d’édition sera La Bête du Bois perdu qui est basé sur l’histoire La Belle et la Bête de Mme de Villeneuve (conte original que j’ai déjà lu).