MAX

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Max de Sarah Cohen-Scali

(Editions France Loisirs – 475 pages)

J’ai lu ce livre dans le cadre du challenge Livra’deux pour Pal’addict (novembre/décembre/janvier) .

Synopsis: 

« 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Fürher. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler ! »Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn » initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich.

Mon avis :

Je ne suis pas fan des livres qui traitent de faits qui se sont produits pendant la Première et la Seconde Guerre Mondiale. Ce que l’on a appris à l’école me suffisait totalement, je n’avais pas besoin d’avoir d’autres faits sordides dans mon petit crâne. Pourtant ce livre m’a intrigué car je n’avais jamais entendu parler de ce projet « Lebensborn » : ma curiosité a, donc, été piqué au vif.

Ce livre ne laisse pas indifférent. J’ai fait des pauses régulières dans le livre car trop d’informations et d’éléments sordides m’ont stoppé dans ma lecture et je n’avais pas spécialement envie d’y replonger le lendemain.

Max, c’est le bébé « nouvelle génération » pour représenter l’idéal de la race aryenne. On apprend que ceux qui ne convenaient pas car non blond, pas les yeux bleux… ont été tuées à la naissance. Et pour les enfants ayant une maladie ou une malformation servaient de cobayes pour « faire avancer la science ». Autant dire que ces passages m’ont retourné l’estomac dès que cerveau essayer de se représenter les scènes…

Ce qui rend le livre dur c’est que nous sommes dans la tête d’un enfant, à qui on a bien bourré la tête : il tient des propos hallucinant et a des comportements abjects. Plus on approche de la fin du livre, donc de la fin de la seconde guerre mondiale et plus Max s’humanise et commence à réfléchir : Son aliénation a duré tellement d’année qu’il est dur pour lui de se rendre compte de la réalité.

Sarah Cohen-Scali nous donne beaucoup d’éléments sur ce moment de l’histoire, elle a lu de nombreux livres et s’est beaucoup renseigné. De plus, le style et le ton employé par l’auteur nous permettent  d’entrer très rapidement dans la tête de Max.

En conclusion, je dirais que c’est un très bon livre qui nous permet d’en savoir plus sur cette triste période. Mais c’est également un livre dur, qui ne laissera personne indifférent. Je pense qu’après ce roman je vais me tourner vers une lecture très légère pour essayer d’oublier les horreurs que j’y ai lues.

J’ai eu beaucoup de mal à écrire cette chronique car beaucoup de choses se bouscule dans ma tête : je pense que cela se ressent dans mon écriture.

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5 réflexions sur “MAX

  1. Ce livre m’intéresse déjà depuis un long moment mais je n’ai encore jamais trouvé le « bon moment » pour le lire. Merci pour cette critique !

  2. Ce livre m’intéresse mais je vais essayer de le caser sur une période plus propice pour moi s’il est difficile à lire par certains côtés. Merci pour ton avis.

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