Ronces Blanches et Roses Rouges

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Ronces Blanches et Roses Rouges de Laetitia Arnould

( Editions Magic Mirror – 244 pages)

 

Synopsis :

« Orphelines d’un passé dont elles n’ont aucun souvenir, Sirona et sa jeune sœur Eloane sont aussi différentes qu’inséparables.
Quand leur tutrice, Iphigénie Whitecombe, fiance l’aînée à un inconnu, leur avenir sombre dans l’incertitude… Pour échapper au mariage qui l’effraie et à la colère dévastatrice de Mme Whitecombe, Sirona prend la fuite.
Au cœur d’une fôret obscure et de sa propre tourmente, elle se fait toutefois une promesse : celle de revenir chercher sa sœur.

Quitte à affronter l’ours qui rôde dans son sillage.
Quitte à suivre les ronces blanches et les roses rouges.
Quitte à croire en la magie.

Mais c’est sans compter sur l’énigmatique pianiste qui compse une toile de mélodies enivrantes, dans son château où la nuit est synonyme de toujours…
La musique, le désir de vengeance, l’amour véritable comme l’attirance malsaine tissent les fils rouges et blancs qui se croisent et se nouent jusqu’à la fin de ce récit enchanteur, inspiré par le conte des frères Grimm : Blanche-Neige et Rose-Rouge. »

Mon avis :

Cela fait quelque temps que je suis tentée par les livres de cette maison d’édition qui publie des réécritures de contes. Je me suis donc lancée avec le livre Ronces Blanches et Roses Rouges.

Tout d’abord, ce que j’ai apprécié c’est de pouvoir lire une partie du conte des frères Grimm à la fin du roman Blanche Neige et Rose Rouge. Je ne connaissais pas l’histoire et donc cela m’a permis de la découvrir et de comparer avec la réécriture proposée par Leatitia Arnould.

Concernant sa réécriture, l’auteure reprend les personnages et suit les grandes lignes de l’histoire. Elle étoffe ce conte avec l’histoire qu’elle souhaite raconter au lecteur avec l’illusionniste et le pianiste. Elle ajoute un peu de magie à tout cela et veut emmener les lecteurs dans cet univers.

Malheureusement, je n’ai pas été totalement charmé par ce livre. Même si l’écriture de l’auteure est agréable, j’y ai trouvé beaucoup trop de longueurs : beaucoup de descriptions lorsque les personnages vont d’un lieu à un autre par exemple. Cela m’a freiné dans ma lecture. De plus, pour moi, l’histoire met vraiment beaucoup de temps à s’installer et au final toutes les révélations et l’intrigue arrivent un peu tard.

Concernant les personnages, ils ne m’ont pas vraiment marqué. Les deux jeunes filles sont très naïves, aussi bien l’une que l’autre. J’ai pu ressentir un peu d’empathie envers le pianiste vers la fin du roman lorsqu’il montre son vrai visage. Quant à l’ours, c’est, pour moi, l’être qui a le plus de sensibilité dans cette histoire.

Au final, le conte fut donc une bonne découverte même si la revisite proposée par Laetitia Arnould ne m’a pas vraiment transporté.

Je pense que ma prochaine lecture de cette maison d’édition sera La Bête du Bois perdu qui est basé sur l’histoire La Belle et la Bête de Mme de Villeneuve (conte original que j’ai déjà lu).

N’écoute que moi

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N’écoute que moi de Serena Valentino

(Hachette – 340 pages)

 

Synopsis :

« L’histoire de la Vieille sorcière. L’histoire de Raiponce est à l’image de ses cheveux : longue et tortueuse. Il était une fois une jeune fille innocente arrachée à ses parents, une jeune fille dotée de cheveux magiques, retenue prisonnière dans une tour par une vieille sorcière tyrannique qui se faisait passer pour une mère surprotectrice.

Pourtant, ce n’est que la moitié de l’histoire. Qu’en est-il de Gothel ? Comment est-elle devenue si amère et sans pitié pour Raiponce, qu’elle considère pourtant comme sa fille ? Cette histoire creuse dans le passé mystérieux de la sorcière pour mettre à jour les désirs enfouis au plus profond de son cœur.

Voici l’histoire d’une mère qui pensait savoir ce qu’il y a de meilleur pour son enfant. »

Mon avis :

Ce livre est le 5ème livre de la saga Villains de Serena Valentino. J’aime beaucoup sa plume et les revisites qu’elle fait des Méchants des contes.

Cette fois-ci, nous retrouvons donc Gothel, la « mère » de Raiponce. Je n’ai jamais lu le conte original (mais promis je vais le faire 😉 ) et je ne connais donc que la version proposée par Disney. D’ailleurs, c’est l’un de mes Disney préférés, je pleure à chaque fois pendant la scène des lanternes (oui bon on fait ce qu’on peut XD) et à la fin. Bref, j’avais hâte d’en savoir plus sur le passé de Gothel et ce qui l’a poussé à séquestrer Raiponce dans une tour.

Alors oui, elle a besoin d’elle pour maintenir sa jeunesse mais il faut quand même être totalement tarée pour enlever un bébé et le séquestrer pour son petit bonheur personnel.

Bref, à la lecture de son enfance et de sa vie avant Raiponce, je confirme qu’elle est bien timbrée ^^ Même si, dans la plus jeune partie de son enfance, elle peut montrer de l’empathie et de l’amour envers ses soeurs, nous percevons entre les lignes, déjà, son envie de pouvoir et surtout son égoïsme. Je ne peux pas en dire plus sur le pourquoi je la trouve folle sinon je risque de vous spoiler mais déjà lorsque l’on parle de nécromancie, cela donne un petit avant goût de sa personnalité.

Comme dans chaque roman, les 3 étranges soeurs sorcières apparaissent et ont un lien direct avec Gothel. Mais elles sont moins présentes que dans certains des autres romans. Cependant, le livre se termine par ce que leur fait Circé et il ne me reste plus qu’à enchaîner avec le livre les concernant Les étranges soeurs de la même auteure.

Serena Valentino a une nouvelle fois réussi à me captiver avec l’histoire qu’elle nous livre sur le passé de Gothel. Je ne peux que vous recommander cette saga.

Mon avis sur la saga Villains :

Miroir, Miroir

L’histoire de la Bête

Pauvre âme en perdition

Maîtresse de tous les maux

Maitresse de tous les maux

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Maitresse de tous les maux de Serena Valentino

(Hachette – 294 pages)

 

Synopsis :

« Nous connaissons tous cette histoire : une belle jeune fille rencontre un beau prince. Mais la demoiselle apprend qu’elle a été maudite par une Fée noire, la condamnant à sombrer dans un sommeil éternel. Malgré la protection de trois bonnes fées, la malédiction se réalise. Mais le bien triomphe du mal : le prince défait le dragon cracheur de feu, et réveille la princesse grâce à son baiser d’amour véritable.

Pourtant, ce n’est que la moitié de l’histoire : qu’en est-il de la Fée noire, Maléfique ? Pourquoi maudit-elle cette princesse innocente ? Bien des récits ont tenté d’expliquer ses motivations. Voici l’une de ces histoires, un conte ancestral où l’amour et la trahison côtoient la magie et les rêves.

Voici l’histoire de la Maîtresse de tous les maux. »

Mon avis : 

J’avais hâte de lire la version de Serena Valentino sur l’histoire de Maléfique. C’est une « méchante » de Disney qui m’intrigue. J’avais grandement apprécié le film Maléfique qui était sorti et qui avait donné un peu d’humanité à ce personnage.

L’auteure nous donne une autre version de ce qui aurait pu pousser Maléfique à devenir l’affreuse sorcière qui entraine Aurore dans un sommeil profond. Si j’avais été un peu déçu par le livre précédent sur Ursula, je peux vous dire que ce n’est pas le cas de celui-ci. C’est un coup de coeur et pas seulement pour l’histoire de Maléfique.

En effet, tout commence à se mettre en place par rapport aux trois autres livres qui sont sorti sur La méchante Reine, la Bête et Ursula. Nous y retrouvons des personnages rencontrés dans ses autres romans et toujours la présence de ses trois étranges soeurs sorcières qui semble liée à chaque malheur qui arrive aux personnages.

J’ ai trouvé qu’il y avait beaucoup de rebondissements dans ce livre. Et que dire de l’histoire de Maléfique ? Tout comme, la version de l’auteure sur la Méchante Reine, j’ai adoré découvrir son enfance et ce qui a entrainé sa descente vers les enfers. Cela la rend vraiment plus humaine et le lecteur peut comprendre pourquoi elle est devenu celle qu’on connait de le dessin-animé de Disney.

Je vous conseille donc cette lecture et je pense qu’il faut avoir lu les trois autres romans avant pour comprendre tous les enjeux et interactions avec les divers personnages qui apparaissent.

Je vais poursuivre ma lecture de ces revisites de contes avec le prochain de l’auteure qui traite de la « mère » de Raiponce. Autant vous dire que j’ai hâte, Raiponce étant un de mes Disney préféré.

Le bestiaire des légendes

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Le bestiaire des légendes de Claudine Glot et Séverine Pineaux

( Au bord des Continents – 168 pages)

 

Synospsis :

« Dans ce Bestiaire des Légendes, Claudine Glot et Séverine Pineaux vous invitent à découvrir les animaux et créatures fantastiques qui peuplent nos imaginaires : sirènes, faunes, phénix, sphinx… »

Mon avis :

Je remercie, tout d’abord, ma soeur qui m’a offert ce magnifique ouvrage. C’est une maison d’édition que j’affectionne particulièrement puisqu’ils relatent en grande partie des contes de Bretagne, mais aussi des histoires fantasy et ils font des ouvrages de qualité.

Dans cet ouvrage, Claudine Glot se joint à Séverine Pineaux pour nous conter des légendes sur les créatures qui figurent dans toutes les histoires de fantasy. Claudine Glot est connue pour ses livres sur la légende arthurienne et sur les personnages qui peuplent l’imaginaire celte et Séverine Pineaux est une superbe illustratrice qui nous transporte dans un autre monde.

J’ai eu beaucoup de plaisir à y découvrir des légendes celtes mais pas seulement. Nous y trouvons aussi des légendes du monde entier avec des légendes japonaises, nordiques entre autres. Je connaissais certaines légendes mais pour d’autres c’était une merveilleuse découverte.

Tout le monde peut satisfaire sa curiosité sur les créatures qui les intéressent : sirènes, dragons, kitsune, loup, sphinx… Bref, il y en aura pour tous les goûts.

Séverine Pineaux nous enchante de ses illustrations d’une finesse incroyable, très détaillés et avec un choix de couleurs qui correspond parfaitement à chaque univers.

Je vous conseille une nouvelle fois cette maison d’édition qui donne vie aux légendes et créatures qui peuplent le monde de la fantasy.

 

Ce livre est lu pour le challenge Littérature de l’imaginaire: 19/48

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Pauvre âme en perdition

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Pauvre âme en perdition de Serena Valentino

(Hachette – 204 pages)

 

Synopsis :

« Nous connaissons tous l’histoire de la petite sirène, ce conte ancestral qui nous rappelle qu’il faut parfois perdre sa voix pour mieux la retrouver. Ariel désire explorer le monde et s’aventurer au-delà des frontières du royaume de son père, le roi des océans. Par amour, elle renonce à sa voix et manque d’y laisser la vie. Mais le bien l’emporte, et elle sort de ces épreuves métamorphosée et heureuse.

Pourtant, ce n’est que la moitié de l’histoire. Qu’en est-il de son ennemie Ursula, la terrible sorcière des mers? Pourquoi et comment est-elle devenue si retorse et pleine de haine, dédaignée par la cour de Triton?

Voici l’histoire d’une pauvre âme en perdition… »

Mon avis :

Je possédais déjà les deux premières réécritures sur les « méchants » de Disney de Serena Valentino qui portait sur la Méchante Reine de Blanche-Neige et sur la Bête de La Belle et la Bête. J’avais eu un coup de coeur pour le premier et quasiment un autre pour le second.

Les autres livres en VO sont sortis il y a quelque temps et je commençais à désespérer de ne pas les voir traduits en France. Ils sont sortis en mai de cette année et je me suis donc procurée celui-ci et celui que parle de Maléfique.

Je ne sais pas si c’est mon coup de coeur pour les autres ou si c’est mon impatience qui m’ont rendu exigeante mais je suis déçu par le livre sur Ursula.

Certes l’histoire est intéressante mais beaucoup moins développée que celle de la Méchante Reine ou la Bête. Finalement un chapitre sur deux concerne les 3 soeurs sorcières qui recherchent leur cadette et j’ai trouvé que, de ce fait, l’histoire dUrsula était un peu bâclée. Dans ses autres romans, Serena Valentino s’attardent sur les émotions et le ressenti ds ses personnages : ici j’ai trouvé que cela était survolé.

Finalement, comparé aux autres « méchants », j’ai eu un peu plus de mal à comprendre son revirement en « super méchante de la mer avec des tentacules  » ! Je ne dis que la perte de l’être qu’elle aimait le plus n’est pas cruelle, bien au contraire. Mais je n’ai pas l’impression que c’est cela qui la rend mauvaise, j’ai davantage l’impression que c’est surtout sa soif de pouvoir et sa jalousie et qu’au final, elle a toujours été mauvaise au fond.

Ce n’est pas un mauvais livre mais je n’ai pas eu le même plaisir à le lire que les précédents. J’espère que celui sur Maléfique est aussi bon que les premiers.

De mémoire, il me semble que Serena Valentino a écrit, par la suite, sur la « mère » adoptive de Raiponce et son dernier livre sur les 3 soeurs sorcières (qui sont présentes dans chaque roman) sortira bientôt. Un septième est en préparation mais je ne crois qu’elle ait annoncé sur quels « méchants » se sera. J’espère que les sorties françaises de ces deux livres ne se feront pas dans plusieurs années. En attendant, il me reste celui qui traite de Maléfique.

 

Mon avis sur les autres romans de Serena Valentino :

Miroir, Miroir

L’histoire de la Bête